Sabine Weiss a capturé des milliers de visages, de sourires, d’attitudes, elle a immortalisé un Paris populaire désormais disparu, elle a couvert les collections des plus grands couturiers pour Vogue et quelques autres prestigieux magazines de mode. Elle a aussi exploré le monde, toujours en quête d’« émotions ».
Pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, son objectif s’est attaché à celles et ceux, en marge, que l’on ne veut pas voir : mendiants, vieillards, gitans… Il en résulte aujourd’hui une œuvre monumentale, éclectique et infiniment humaine. Un travail photographique toujours engagé vers l’autre, témoin d’un profond amour de la vie. Sabine Weiss était la dernière représentante de l’école humaniste française de l’après-guerre, qui rassemblait entre autres Robert Doisneau, Brassaï ou encore Henri Cartier-Bresson.
Son œuvre marque un siècle d’humanisme.


